gruyeresuisse

15/04/2019

Russell James : le corps intrumental

Russel James.jpgEn étroite collaboration avec les mannequins, Russell James franchit les frontières de la photographie de nu. Ses travaux sont régulièrement publiés dans des magazines tels que Vogue, W, GQ. Photographe officiel de Victoria’s Secret, il fonde son esthétique sur une monumentation du corps de la femme à travers des jeux de lumière.

Russel James 3.jpgLes images transforment le perçu en une sorte de concept au sein d’une exigence sculpturale que permet les possibilités des mises en scène et leur dimensions spatiales. Les corps se dressent en murailles d'indices qui suggèrent l'évocation d'un indiscible inatteignable. La volupté voyage entre le montré et la caché. L'interstice devient la source d'un langage.

 

 

 

Russel James 2.jpgL’effigie sacralisée suggère l'Eros par des infractuosités lumineuses. Chaque prise est un arrêt, un verdict axé sur un corps capté pour la beauté de ses formes. Les prises ne cherchent pas à témoigner de blessures ou de joie. D'où cet aspect art pour l'art ou d'une grâce loin des pesanteurs. Les formes sont les indices d'intimité où la pensée manque de prise. Chaque modèle devient la battement sourd d’une porte dérobée.

Jean-Paul Gavard-Perret

Russell James, "Angels and Icons", Camera Work, Berlin, mai 2019.

Commentaires

Pourquoi pas de nus d'hommes? Bizarre.

Écrit par : Rémi Mogenet | 18/04/2019

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