gruyeresuisse

14/04/2019

Tristan Félix contre l'idôlatrie de l'apparence

Ovaine.pngTristan Félix rameute par la fiction une présence qui n’a rien de forcée. Ovaine est bien plus que son double. Ses métamorphoses sont là pour pénétrer d’une manière non discursive bien plus que les secrets du coeur de la créatrice. Elle nous met en "repons" avec un monde multiforme. D'où l'impression d'un voyage, d'un aller sans retour pour espérer rebondir plus avant par un tel manuel de "félixité".

 

Ovaine 2.jpgLa chronologie ne crée pas ici une continuité analogique sinon de type surréaliste. Au milieu de rapprochements inexplicables (?),  l'être  peut non seulement la bête mais se la doit. Le roman devient un bestiaire à travers des chemins qui semblent mener nulle part. Mais un tel propos hirsute réduit le "rêve de d'Alembert" à un divertissement d'ilotes.

Tristan Ovaine.pngS'élabore une procession fabuleuse dans un discours polyvalent où grâce à la vie animale la fiction devient la "théorie des exceptions" romanesque mais aussi un poème en prose polyphonique. Existe là une franc-maçonnerie esthétique et hérétique. L'héroïne comme son auteur n'y avance pas masquée mais impossible de les voir aller "une" et tout droit.

Jean-Paul Gavard-Perret

Tristan Félix, "Ovaine La Saga", Tinbad Roman, Editions Tindbad, Paris, 228 p., 23 E, 2019.

 

Commentaires

J'aime bien la poésie hérétique si elle ose créer des images inspirées sans se soucier du dogme. Sinon, à quoi bon?

Écrit par : Rémi Mogenet | 18/04/2019

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