gruyeresuisse

07/04/2019

Les féeries glacées de Jean-Baptiste Girod

Girod.jpgJean-Baptiste Girod, La Menuiserie, Lutry, du 06 au 14 avril 

 

Jean-Baptiste Girod aime noyer ou perdre le regard du voyeur en le faisant dériver dans le courant dévié de la lumière dans une abstraction. Elle appartient au langage "pur" de la peinture mais semble garder des prises sur le réel. Chaque oeuvre indique un lieu et un non lieu. L'artiste en expose l'énigme pour un dogme renouvelé de la révélation.

 

Girod passe le rideau des apparences. La visibilité devient un état de gel où l'immersion figée prend un caractère mystérieux. Le charme se tend de nouveaux arcs où falaises aux couleurs éteintes. L'artiste invente des scénographies subtiles loin de tout fétichisme mais avec une grandeur qui rappellent par la bande la peinture paysagiste romantique allemande (Caspar David Frierich) tout en effaçant ce que Beckett nomma "la paysagéité".

 

Humilité, simplicité dans la sophistication permettent d’aborder un dedans du réel là où tout est dur et tendre et sans la moindre condescendance ou mollesse. De telles "mises en scène" deviennent des artefacts.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

09:49 Publié dans Images, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Je me retrouve dans le terme "humilité".

Écrit par : JBG | 10/04/2019

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