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31/03/2019

L'érotisme "abstrait" d'Isabelle Walberg

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Née à Oberstammheim la sculptrice Isabelle Waldberg (1911-1990) appartient à la mouvance de l’abstraction. Première femme directrice d’atelier de sculpture à l’E.N.S.B.A. de Paris, son travail possède une envergure internationae. Sa première exposition fut organisée par Peggy Guggenheim à New York en 1944.

 

 

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Intellectuelle elle fit partie du "Collège de sociologie" de Georges Bataille et au cercle des surréalistes exilés à New York pendant la Seconde Guerre mondiale. Son abstraction permet néanmoins de découvrir des êtres hybrides mi-humains, mi-végétaux et, plus tard, des autoportraits qui célèbrent la féminité par la représentation de l’intimité, selon une verticalité particulière. Elle donne à la corporéité et à l'érotisme féminin un visage original.

 

Walberg 2.jpgSes œuvres véhiculent diverses métaphores entre onirisme et réalité.Chaque sculpture est un contre-pied, un paradoxe. Les corps révèlent des saveurs inconnues en un gynécée où les figues ne tombent pas forcément des arbres entre des collines ou colonnes charnelles. L’affabulation ou le rêve érotique sont présents mais s'y inscrivent d'autres enchantements et ramifications là où l'artiste fixe des dérives pour en connaître les secrets et les faire partager au moment où elle devint le princesse des nuées du Deuxième Sexe soudain premier.

Jean-Paul Gavard-Perret

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