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25/02/2019

Les cheveux noirs du Caire : Anne du Boistesselin et Isabelle Klaus

Anne.jpgAnne du Boistesselin & Isabelle Klaus, "Le Caire mon amour #Genève", Galerie Nord, Genève, du 1er au 23 mars 2019.

Recréant Le Caire, Anne du Boistesselin et Isabelle Klaus nous rappellent que sommes d’une matière calcaire et que nous nous construisons à la manière des stalagmites. Car il existe dans leur manière de proposer "Le Caire leur amour" des érosions et des concrétions comme fruits des expériences, blessures, cicatrices et utopies de la ville.

Anne 2.jpgEntre 2011 et 2013 elles ont organisé ensemble les cinq volets des expositions collectives "Le Caire mon amour" où elles présentent leurs oeuvres et celles d'artistes invités  inspirés par cette ville. Aujourd’hui, Anne et Isabelle résident à Marseille et à Genève. Elles poursuivent individuellement leurs recherches picturales sur le thème de la nostalgie du Caire. Leurs travaux questionnent les canons esthétiques occidentaux, orientaux et mondialisés. Plutôt que de cultiver des visions passéistes elles proposent un autre monde sans la moindre illusion mais sans négation.

Anne 3.jpgCertes les lendemains du Caire ne chantent pas forcément :  mais aux mythes et fardeaux liés à la ville succèdent le rêve et son envers. Il y aura encore bien des incendies de galeries ou d'autres lieux mais cela n’empêchera pas aux images de se poursuivre. Reste à savoir ce qu’en seront leurs natures. Celles que les deux artistes proposent ne sont pas étouffées par la bienséance et questionnent (entre autres) la féminité. La ville égyptienne se rapproche de nous dans des visions qui libèrent des idées orientalistes reçues.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

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