gruyeresuisse

08/01/2019

Jürg Stäuble : les coups du silence

Stauble bon.jpgJürg Stäuble «Sog», Mark Müller, Zurich, du 12 janvier au 2 mars 2019.

 

De chaque installation de Mark Stable un événement surgit. A lui-même. De rien. Il a lieu et lieu d’être en se manifestant dans l’éclaircie de l'espace. Son ciel où tout ce qui prétend contenir est en suspens. L'oeuvre traverse le néant. Chaque création devient une exclamation dans le vide éclaté. En l’ouvert se contemple son accès, dans le rien peut se chercher son secret à travers des jeux de lignes ou de concrétions.

 

Stauble.jpgNous sommes dans la faille du temps, dans sa brèche. Jürg Stäuble leut fait barrage en tentant de repasser de l'eau dormante des images à leur eau bouillonnante. Il fait appel au vide pour le combler. Comme si l'image ne se quittait pas mais changeait de formes dans la vie matérielle du vertige. L'espace se paraphe d'étranges contours. Ils indéterminent des possibilités de reconnaissance là où le silence se fait.

 

 

Stauble 3.jpgJürg Stäuble refuse les réponses militantes dans ce qui tient d'un "cinéma" fixe muet. Le temps passe. L'espace est traversé. Le créateur propose des images comme des philtres mystérieux. Elles unissent et séparent. L'art peut parler une langue étrangère, extraordinairement mutique. Elle transforme les omissions en présences, vies d’angles, élévations, horizontalités ou obliques, moins par facilité qu'instinct de survie au sein de l'énergie statique de cérémoniaux étranges. Ils ne rendent pas forcément la tête légère mais approfondissent la perception.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

07:48 Publié dans Images | Lien permanent | Commentaires (0)

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