gruyeresuisse

29/12/2018

Malte Jaeger à la lumière des jeunes filles en fleurs

Jaeger.jpgMalte Jaeger filtre la lumière pâle du monde et la lourdeur des «choses» par des lueurs plus colorées et des présences juvéniles afin de donner au réel en fleurs à peine écloses une alacrité. Se retire le bâillon de la gravité. Existe un appel à l'insouciance dans notre époque de catastrophe annoncée. C'est parier pour un autre horizon et une autre amplitude pour notre monde étriqué. Ici rien n'est encore plié.

 

Jaeger 3.jpg

 

 

Chaque prise met en exerce une dynamique de l'insouciance et l'exaltation du bonheur de vivre. La photographie prend une allure primesautière propre à l’émerveillement des printanières qui échappent à la fuite du temps dans leurs vadrouilles intempestives. Jaillissent dans ces prises et à travers leur mise en scène quelque chose de sauvage, d'instinctif, de gratuit et un appel à l'existence.

 

 

Jaeger 2.jpgIl est soudain l’heure d’entrer dans l'apesanteur et se laisser aller au charme de l'abandon que toute jeunesse mérite - même ou surtout en temps de crise. Le laisser-faire n'a rien de convulsif. C’est un souffle sur une surface travaillée à dessein pour dégager les jeunes filles des miasmes qui les entourent. Elles ont droit à des arpents de liberté. Et lorsque le regard les alpague il est aimanté par des scènes simples et enjouées sortes de contre-feux aux accablements qui nous sont assénés. Respirer avec de telles muses provoque une oxygénation bienfaitrice. Un gage d'espérance esquissée.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

09:59 Publié dans Humour, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.