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04/12/2018

Aline Favre toujours présente

Favre.jpgAline Favre et Arie Dzierlatka - Dessins croisés, Galerie Ligne Treize et Galerie Marianne Brand, Carouge du 8 au 23 décembre 2018.

Aline Favre a porté son art (la céramique) à un point de perfection et d'originalité. Il fait de la Genevoise - disparue trop tôt - une figure majeure du renouveau d'un art souvent méprisé et qui pourtant se prête à des innovations formelles et de fond. L'exposition permet d'ouvrir le travail de céramiste de la créatrice à une partie moins connue de son oeuvre : les dessins préparatifs qui sont bien plus que des esquisses.

La créatrice a consacré sa vie au travail de la terre. Née en 1932 à Genève, enseignante à l’école des Arts décoratifs de sa ville narale dès 1965, elle investit en 1976 avec le céramiste Florent Zeller un atelier à Juriens, dans le Jura vaudois.Favre 2.jpg Après un voyage aux USA elle découvre une manière d'"oser" la céramique de manière plus libre et à l'instinct qu'elle ne cessera de cultiver entre une sorte de folie et d'amour du réel revisité.

Favre 3.jpgL'exposition de Carouge le prouve. Entre abstraction et "figuration" et par le mélange des différentes terres et associant le grès noir et la porcelaine dans des plaques stratifiées, elle créa des figures ailées dans lesquelles l'ironie n'est pas absente. La plasticienne a ouvert son art à une dimension vivante à coups d'équilibres et déséquilibres. Y transparaissent les déplacements des "corps"à travers les histoires de la porcelaine mais aussi du dessin au moment où elle se retrouve aux galeries Ligne Treize et Marianne Brand  en couple avec son amoureux (Arie Dzierlatka) dans une aventure où destin et dessin ne firent qu'un. Mais nous y reviendrons.

Jean-Paul Gavard-Perret

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