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25/10/2018

Jacqueline Devreux : une aussi longue présence

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Les œuvres de Jacqueline Devreux se contemplent (presque…) les yeux fermés tant elles portent de mystères en elles. L’artiste ne crée pas des images en désespoir de cause mais pour permettre d’entrevoir peu à peu le monde et pouvoir y respirer. Le corps féminin l’axe. Il paraît se figer dans l’infini forcément provisoire, se fondre dans l’attente, l’espoir. Désespérément.

 

 

 

Devreux 3.jpgLa femme photographiée ou peinte  semble souvent « absente » . Si proche mais si lointaine. Reste le noir qui fascine. Le blanc qui tue. L’opposition constante du possible et de l’impossible. Le corps devient cette présence silencieuse qui se dérobe, se refuse, là où se trouvent entre l’obscurité et la lumière, l’inexplicable. L’objectif ou le pinceau  ne saisit pas un corps, mais la part de désir enfoui au plus intime de l’être dont il est la seule clé de l’abandon et de la retenue.

Devreux 4.jpgL’unité de temps est supérieure à l’instant, elle contient la sensation qui persiste, l’énergie du mouvement même s’il semble presque impossible. C’est une manière de rejoindre le mythe de la création et de la disparition perpétuelle. C’est la lutte contre l’absence à soi comme à l’autre. C’est aussi se rapprocher au plus près de l’intime. Être enfoui où le corps est en fuite en donnant forme à ce rien foisonnant qui se nomme Amour. Même si rien n'en est "dit".

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

Jacqueline Devreux ; Galerie Christine Colon, Liège, à partir du 26 ocrobre.

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Renseignements sur l'exposition:

Galerie Christine Colon, Liège

http://www.christinecolon.be/

Vernissage vendredi 26 octobre de 18 à 21h.
Exposition du 27/10 au 25/11/2018

Pour infos :christine.colon@skynet.be

Écrit par : devreux | 25/10/2018

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