gruyeresuisse

24/10/2018

Ali Kazma : la vie est (parfois) ailleurs

Kazma 2.jpgL'artiste turc Ali Kazma présente dix de ses vidéos au château de Penthès. Elles évoquent différentes formes d'enfermements, d'emprisonnements ou de retraits volontaires ou non, artistiques ou subis, entre la "cave" du philosophe ou le "cachot" des reclus de divers systèmes d'incarcération.

PKazma 4.jpgour Kazma la solitude - volontaire ou non - n'est pas forcément une isolation de monde mais une manière d'accueillir le monde pour le réinventer. La concentration carcérale renvoie vers d'autres fermetures qui sont autant d'ouvertures : celle du créateur qui choisit ce modèle de vie ou celle du regardeur qui est soudain «sorti» du flux habituel des images courantes

Kazma 3.jpgL'artiste fait éprouver un viatique dont le néant ne fait pas forcément partie. Les vidéos soulignent une universalité non commune mais qui existe bel et bien. L'oeuvre devient une expérimentation sur le récit (comme dans la vidéo "Orphanage" en particulier) : l’image se reconstitue par lui. Si bien que le corps reste le dernier «lieu» de préservation de l’individualité. L'univers filmé remplace les aplats d’azur aux enjolivures de palmes, émergent des espaces de calme particulier là où l'enfermement devient un postulat de l’univers.

Jean-Paul Gavard-Perret

Kazma, Chateau de Penthes, Chemin de l'Impératrice 18, 1292 Pregny-Chambésy, Genève, Suisse, à partir du 30 octobre.

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