gruyeresuisse

28/08/2018

Chronique des amours : Jenny Roya

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Jenny Roya sait quand il le faut revenir aux images. Et dans ce but elle a retrouvé tous ses ex. Il s’agissait pour elle de leur demander les images qu’ils avaient fait et qu’ils s’étaient fait d’elle. Apparemment la Suédoise est une aimable personne : tous ont répondu présent. Fille - ici d’Eros et de Psyché - Jenny Roya se retrouve en une suite de séquences qui font rappel aux plus beaux souvenirs plutôt qu’aux combats qui purent s’ensuivre.

 

roya2.pngCe qui permet à la créatrice de retrouver à la fois son espace intime tel qu’il est devenu au fil des ans et aussi d’évaluer par la qualité des photos le regard que ses amoureux portaient sur elle. En rien Gorgone elle laisse derrière elle (du moins apparemment) un certain désir - à moins que le souvenir rappelle sa rédemption. Toujours est-il que les amant de jadis, naguère, hier et maintenant, en solo ou parallèlement créent un panoptique éclectique.


roya.pngLe montage intitulé «Askling » ("chérie") est présenté avec bien plus d’humour que d’emphase. La vie scandaleuse (enfin presque) de l’artiste construit un show-case éclectique dont, et grâce à cette recollection,  tout le monde semble pouvoir profiter. Existe donc là une reprise plastique des traces de bien des duos d’amour où les regards se croisent forcément. Et entre lequel celui du voyeur s’immisce. Forcément ? Rien de moins sûr car les amoureux sont seuls au monde.

Jean-Paul Gavard-Perret

http://www.jennyrova.net/projects/3/_lskling_a_self-portrait_through_the_eyes_of_my_lovers.html

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