gruyeresuisse

24/08/2018

Anna Zemella : partages intimes au cœur des villes

Zemella.jpgAnna Zemella fait de ses photos des sortes de déambulations qui ne sont pas seulement géographiques. Elle ouvre sur l’intériorité de l’artiste et sa mémoire souterraine (et non plus anecdotique ). Jouent donc à plein des lieux de partage au cœur de l’intime. La photographe crée contre tout ce qui sépare. Elle cultive pour cela une certaine contention même si l’émulsion du monde sous diverses formes reste présente.

 

Zemella 2.jpgLes images reflètent un soleil noir face à un azur idéal dans un temps qui s’enfle ou se rétracte suivant les moments : Le mystère de l’existence est là comme celui de la ville (Venise en particulier souvent saccagé par les touristes).

Zemella 3.jpgL’artiste ouvre un équilibre entre paysages du dehors et de dedans - quels que soient ces dehors et ces dedans. Anna Zemella se fait gardienne d’une vérité d’autant plus forte que chez elle la beauté n’est jamais vierge et pure. Elle est parfois une noire sœur qui caresse. Elle est aussi de chair. Si bien que le retour de l’amour - mais est-il jamais parti ? - et quel que soit son « objet » est aussi mental que physique. Il reprend toute sa réalité jusque dans le cœur des villes.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

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