gruyeresuisse

23/08/2018

L’ineffable et la matière : Pina Chiarandà

PinaChiaranda3.jpgPina Chiarandà reste au plus près possible de l’existence par ses narrations. Jusque dans l’architecture - un de ses thèmes privilégiés- elle cherche néanmoins l’ouverture du réel tout en évitant les grandes orgues du lyrisme et en cultivant « un buisson de questions » (Char) dans l’impeccabilité des images.

PinaChiaranda2.pngSe construisent les fragments d’un voyage dans le monde au nom d’un parcours intérieur par successions de tentatives et de reprises. Face aux emprises, aux culs de sac, le vivant reste présent en dépit d’un contenu latent parfois oppressant.

 

PinaChiaranda.pngContre l’écrasement chaque image devient un pou : il gratte le dedans de la tête. Chacun se débrouille, se dépêtre dans ce réseau parcouru d'intensités diverses de mémoire, de pensée, de sensation, d'émotion – parfois radicales et froides, parfois bondées et chaudes. Entre persistance de la photographie et le passage du temps, Pina Chiarandà exprime une liberté consciente de la limite et de la fragilité du monde et de ses structures mais aussi des intensités qu’il et elles recèlent.

Jean-Paul Gavard-Perret

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