gruyeresuisse

22/08/2018

Julije Knifer : le noir et le blanc

Lujije 2.jpgJulije Knifer, Cabinet d’art graphique, Mamco, jusqu’au 9 septembre 2018.

Décédé en 2004, Julije Knifer fut à l’origine membre du groupe néo-dadaïste de Zagreb « Gorgona » à Zagreb. Très vite il radicalise son approche de plasticien de manière suprématiste au moyen de tableaux et dessins faits de masses noires à l’huile ou à l’acrylique ou modelées sur des papiers lourds par pressions superposées de graphite ou créés à la mine de crayon doux ou avec du graphite à la texture métallique.

Lujije 3.jpgDe tels ensembles rythment les espaces laissés vierges : les fissures qui parcourent les plans fomentent des masses sombres en allusion à un motif décoratif permanent de l’art dorique grec antique. Knifer les transforme selon des vibrations à travers diverses verticales et horizontales qui se développent ou se réduisent dans le blanc.

Lujije 4.jpgLe noir crée ainsi une sorte d’instabilité dans des structures aussi austères que singulières. Ces œuvres demeurent toujours aussi vibrantes qu’émouvantes là où le rythme pictural n’offre jamais une réponse unique. Dans une telle œuvre apparaît la priorité à l'intelligence - c'est-à-dire à un esprit d'analyse et de synthèse - mais elle ne se satisfait pas d’elle-même. L’émotion demeure et possède une force vitale dans des essaims d’incertitudes subtilement fomentées.

Jean-Paul Gavard-Perret

Commentaires

Bonjour,
Merci pour votre texte.
Pouvez-vous précisez, s'il vous plaît, pour les images, le copyright galerie frank elbaz, Paris ?!
Merci beaucoup.
Bien cordialement,
Sébastien

Écrit par : Sébastien | 23/08/2018

C'est fait. Et merci à vous.

Écrit par : gavard-perret | 23/08/2018

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