gruyeresuisse

28/07/2018

Yvette Kapsala : la belle étrangère

Kappala.jpgAvec « Katrina », Yvette Kapsala crée un récit d’une belle étrangère sous forme de reportage. En cette série le voyeur est contraint à un effort de réflexion à travers ce qui est montré et caché dans la texture des photographies qui mêle en des effacements ou des dédoublements incertitude et fascination.

Kappala 2.jpgYvette Kapsala n’a pas à penser à l’amour : elle n’a d’yeux que pour la déesse étrangère. Photographier c’est amener à la surface non sa pensée mais son impatience, sa persévérance, son désir qui n’est pas uniquement celui de rêver. Parfois la créatrice s’approche de son modèle, parfois elle la suit de loin. Non en « mateuse » mais pour ne pas la déranger.

Kappala 3.jpgSes images deviennent le savoir du désir. L’un passe par l’autre. Un jeu parfois anxieux mène au désespoir comme à l’espoir dans une « ardore » discrète. L’artiste semble veiller sur son modèle. L’étrangère ramène ainsi à l’étrangeté de l’existence au sein d’un « entretien » qui ne peut se dérouler qu’à deux. La photographie forcément muette fait du silence un aveu.

Jean-Paul Gavard-Perret

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