gruyeresuisse

28/07/2018

Apollonia Saintclair : l’autre érotisme

Apollonia bon.pngIl est de bon ton d’affirmer que l’art est la sublimation des pulsions sexuelles. Mais celles-ci et à travers lui sont souvent « .socialisées ». Apollonia Saintclair refuse ce filtrage et donne accès direct aux fantasmes. C’est sans doute pourquoi elle a choisi l’art populaire qu’est le graphisme de la bande dessinée.

Apollonia 3.pngCertes dans cet art il existe un mouvement mainstream et commercial. Mais demeure aussi une mouvance diamétralement opposé que la créatrice a choisi pour l’éclosion décalée de la « chose » érotique qui se libère ici de l’empire du regard masculin et de la « façon » de montrer que mâle caresse. L’artiste impose un tempo uniforme au sein de scènes qui ne sont que suggérées.

Apollonia 2.jpgPour Apollonia Saintclair dessiner revient à montrer ce qui reste dissimulé mais tout en révélant de nouvelles ambiguïtés au sein d’un univers héritier de de Vinci et de Dürer comme de Manara et Moebius. Mais ici le « flux » est résolument féminin. L’intime et la corporation prennent des tours particuliers. L’artiste inscrit dans la B.D. et dans l’art en général une discontinuité là où le corps féminin résiste dans la sourde mélopée par la rythmique de l'Imaginaire.


Jean-Paul Gavard-Perret

http://apolloniasaintclair.tumblr.com/

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