gruyeresuisse

27/07/2018

Anouck Everaere : les uns et les autres.

Anouck 2.pngLes photographies d’Anouk Everaert sont des tentatives de donner un ordre au chaos. Celui-ci est toujours sous-jacent aux paysages comme au portraits par le désordre qu’ils imposent même si la photographe est toujours à la recherche d’une harmonie plastique là où elle n’est pas toujours facile à débusquer.

Anouck.pngL’artiste illustre de la sorte et de manière subtile de nombreux rapports en jeu dans la société et les mécanismes architecturologiques du réel dont la plasticienne traque les impasses. Dans tous les cas un décalage a lieu au sein de systèmes de représentation où la mémoire garde une importance capitale. L'artiste ne cherche pas à donner une lecture platement politique de ses œuvres. Son espace est plus poétique et en dehors d'un pur travail de dénonciation.

Anouck 3.jpgDans un mixage fiévreux l'artiste interroge les conditions d’existence des femmes et des êtres en général mais aussi de l’art par une vision d’une mythologie urbaine revisitée. L'artiste inscrit des traces insidieuses faites d’images obsédantes. Tout se joue entre une masse confuse et les signes qui s’en dégagent. Une telle recherche exerce sur l’esprit et sur la perception une fascination entre chaos cité plus haut et – qui sait ? - un ordre à venir.

Jean-Paul Gavard-Perret

L'artiste est présentée en aout chez Corridor Elephant, Paris.

Les commentaires sont fermés.