gruyeresuisse

30/06/2018

Alice de Kruijs ou le charme perturbant du portrait

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Alice de Kruijs ne cesse de chercher la beauté en dehors des canons classiques. Passionnée par l’Afrique elle construit un monde imaginaire à la fois conceptuel et symbolique où le féminin se démultiplie. Initiée par son père à la photographie, puis après avoir étudié la mode à la Fashion Academie d’Amsterdam et travaillé 10 ans dans ce domaine, elle a choisi de naviguer en solitaire.

 

 

 

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Le corps d’une femme aux forces obscures semble issu d’archétypes fétichistes pour se moquer de ceux que les hommes ont inventés pour elles de peur de n’être qu’un souffle provisoire, un courant d’air dans leur boîte crânienne et jusqu’aux orteils. La créatrice ne cesse donc de jouer des figurations qui dopent l’esprit en des images faussement votives.

 

 

 

 

Kruijs 3.jpgAlice de Kruijs transforme en gouffre optique sa déesse au crâne rasé. Nul folklore néanmoins en cet arsenal. Surgissent d'étranges icônes de notre civilisation occidentale. Fondées sur l'insolite chaque photographie permet d’entrer dans le domaine de l'insondable. Complexes et composites les portraits tiennent de l’histoire des Mystères du Moyen-âge comme de l’aventure plastique postmoderne. Se conjuguent diverses combinaisons et agglomérats de signes en leurs juxtapositions insolites qui mettent au défi les attentes visuelles.

Jean-Paul Gavard-Perret

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