gruyeresuisse

28/06/2018

Viviane Sassen : phasmes et fastes

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Viviane Sassen ouvre la photographie par ses montages, démontages et parfois collages. Au réalisme fait place un surréalisme « paysager ». Un genou de femme devient totem chez celle qui traverse le monde non en reporter mais pour donner accès à une autre vision ou apparition.

 

 

 

Sassen 3.pngUne telle ouverture reste par essence paradoxale puisqu'au moment où la photographie découvre elle induit (et enduit) "une dissimulation". Mais c'est à travers elle que l’artiste hollandaise donne accès - par exemple avec l’ensemble « Hot Mirror » - à l'envers du monde, à ce qui en lui est la région de la dissemblance.

 

 

Sassen 2.jpgNéanmoins, en leurs écarts, de telles images nous regardent et touchent sans que nous en saisissions les tenants et les aboutissants. Cela tient du rêve plus que du cauchemar même si certains linceuls inquiètent. S’y tisse en secret l'ombre de l'ombre. Fidèle à de telles images nous pouvons parfois nous estimer coupables de fautes énormes que nous n'avons pas commises. Sans doute parce que la photographie - dans ses fragmentations et ses déplacements - nous laisse orphelin autrement an cachant des destins qui restent des énigmes.

Jean-Paul Gavard-Perret

Commentaires

Vos textes sont toujours aussi percutants.

Écrit par : Marc Bourlier | 28/06/2018

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