gruyeresuisse

18/06/2018

Maryse Magnin : du visage au portrait

Magnin BON.jpgDiscrète au possible, Maryse Magnin ne dérange jamais celles et ceux qu’elle photographie. Partageant son temps entre la France, la Suisse c’est sans doute la Tunisie du sud qui est sa « vraie » patrie et plus particulièrement Ksar Ghilane sur les rives du Sahara Oriental là où vivent des hommes discrets comme elle et son animal préféré : le mehari. Très proche de l’artiste et écrivain Marcel Miracle (qui porte si bien son nom), elle apprécie - côté photographes Sally Mann et Peter Beard.


Magnin.jpgAnimé d’un sens profond de l’humain, Maryse Magnin saisit les âmes à travers la surface du monde non sans humour et magie. L’univers apparaît dans sa simplicité. Et surtout sa beauté. Nous pouvons consulter bien des archives des existences dans ses tiroirs à photographies. Elles permettent aussi de se réfugier dans des rêves – forains ou non - comme dans les plages de l’enfance.

Magnin 2.jpgEn faisant revivre les plus belles émotions qu’elle a éprouvées, Maryse Magnin, d’ici ou de là-bas, ne fait pas que tracer ses images dans le sable. Poreuse à tout elle ramasse les regards de celles et ceux qui les laissent tomber. Elle devient ainsi la poésie afin que nous n’ayons jamais l’occasion de ne pas exister.

Jean Paul Gavard-Perret

Maryse Magnin, exposition, Galerie Cyrille Putman, Arles, du 21 juin au 31 aout 2018.

(la photo 2 est un portrait de Djemila Khelfa).

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