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18/06/2018

Les folles du logis : Philippe Fretz

Fretz.pngPhilippe Fretz, « In media res », n° 10, juin 2018, art&fiction, Lausanne

Passant des lieux et situations à celles qui les habitent et les vivent, Philippe Fretz nous proposent – toujours dans l’habile montage à la fois warburguien et créatif de sa série « In media res » ses Papesses. Qui de mieux pour les introduire (si l’on peut dire) sur Fabienne Radi ? Elle en devient l’exagérante exégète.

 

Fretz 2.jpgEt elle ne se prive pas d’une telle aubaine en tordant l’archéologie des savoirs linguistiques. Voici les Papesse - et nous-mêmes dans de beaux draps. Fabienne Radi nous rappelle que le mot a dû être créé en hâte au nom d’une friponne nommée Jeanne qui réalisa l’exploit de se faire élire Pape et d’enfanter un peu plus tard sans le recours de l’esprit Saint. Depuis les futurs papes eurent l’obligation de se faire palper les couilles. Chacun son tour diront les mécréants.

Fretz 3.jpgFabienne trouve plaisant qu’un tel terme rime sans raisons (enfin presque) avec « fesses, messes et poulet de Bresse ». Dès lors tout était possible. Mais moins fripouille que son alter-ego, Philippe Fretz propose ses papesses loin de tout vêtement sacerdotal. Ses belles de cas d’X issues de l’histoire de l’art, préfèrent leurs seins à ceux qu’on vénère sous le nom de Saints. Elles n’ont pas l’âme vraiment hantée de prières. Et dans Genève qui fut jadis austère l’artiste exhibe des princesses en rien anachorètes. Elles possèdent un corps et savent quoi en faire. Et lorsqu’une d’entre elle expose ses stigmates le doute est permis quant à sa mise en croix. Sinon en milieu S.M….

Jean-Paul Gavard-Perret

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