gruyeresuisse

15/06/2018

Derrière l’image : Ole Marius Joergensen

Joergensen.jpgOle Marius Joergensen, « No Superhero”, « Confrontations Photo » de Gex, du 3 septembre au 2 octobre 2018.

Le photographe norvégien Ole Marius Joergensen, passionné de cinéma, a déjà mis en scène les héroïnes hitchcockiennes (avec « Icy Blondes »). Il s’en prend désormais à Superman. Celui-ci se transforme en héros pitoyable mais de la manière la plus drôle et iconoclaste qui soit.

Joergensen 3.jpgPlus question d’exploits. Voici le sauveur tel un ange déchu perdu dans la neige de Norvège, les températures polaires. Il est voué à) une certaine solitude avant que de nouvelles blondes (voyeuses) viennent apaiser le bougre passablement ridicule. L’artiste le jouxte avec un rien qui devient le degré juste au-dessous du peu mais où demeurent quelques indices dérisoires.

 

Joergensen 2.jpgFruits glacés d’une parfaite structure de telles photographies sont des régals optiques. S’y découvrent les enjeux du voyeurisme, du fantasme, du désir. Tout ce qui est geste semble saisit d’amorphisme. Le mythe vermoulu est planté comme un arbre au gré des bourrasques au sein de la neige. Elle est plus éternelle que le héros. Il faut une louve blonde pour lui offrir une parade plus glacée que brûlante lorsque ses petites mains la caressent.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

Commentaires

Les femmes en vert à la Bergman seraient plus des déesses que Superman?

Écrit par : Rémi Mogenet | 18/06/2018

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