gruyeresuisse

08/06/2018

Les torsions de William Laperrière

Laperrière.jpgDe la manière brute (le bois) William Laperrière crée un espace absolument optique pour la confection d’étranges totems. L’érection n’est pas forcément le beau souci de l’artiste. Il préfère aller vers des incidences de surfaces et de creux. Si bien que la sculpture acquiert différentes morphologies. Plus que jamais elle est langage et défi.

Laperrière 2.jpgL’œuvre se sert des masses non pour mettre en scène une figuration ou une information mais afin de créer divers rapports pour l’avènement d’un enchantement particulier éloigné de la séduction décorative ou référentielle. La puissance de la matière se déplace en des forces visuelles « pures » dans la mesure où l’œuvre ne cherche pas des « narrations ».

Laperrière 3.jpgElle appelle à d’autres abords et d’autres prises. Il s’agit de gagner du « terrain » en perdant des repères terrestres à travers des équilibres en suspens. Souvent l’artiste fait oublier le bois lui-même. Il ne s’agit plus de voyager sur l’apparence mais dans un « corps » à la recherche de ses vides et de ses pleins.

Jean-Paul Gavard-Perret

Exposition William Laperrière (et Michèle Iznardo), Galerie Ruffieux-Bril, Chambéry, du 6 juin au 13 juillet 2018.

Commentaires

JPGP utilise les mots justes pour situer l'artiste William Laperrière Enchanteur des bois dont les oeuvres séduisent au delà de toute référence figurative .

Écrit par : Villeneuve | 08/06/2018

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