gruyeresuisse

22/05/2018

Rappel aux distraits : John Armelder

Armelder.jpg« Saisir l'insaisissable John Armleder, « Café littéraire Slatkine, Genève, Jeudi 24 mai 2018.

Grâce à Frédéric Elkaïm – un des spécialistes du marché de l'art contemporain – sera rappelé ce jeudi l’importance de John Armleder « l’incroyable genevois », parfois plus connu à l’extérieur de son pays que dans ses terres. De "Fluxus" au "néo-géo" en passant par ses "furniture sculptures" l’artiste reste l’exemple parfait d’un créateur libre et multipartitas. Il désenclave regards et théories en demeurant à la recherche autant d’une infra mémoire qu’un « pas au-delà ». Et ce en divers chemins.

Armelder 3.pngD’esprit foncièrement dadaïste – même s’il refuserait peut-être ce terme - l’artiste est de ceux qui, connaissant l’apparence de bien des méduses et des gorgones plastiques, refuse de se faire prendre par les premières et dévorer par les secondes. Tel Persée il bondit pour saisir le secret des nymphes de l’art.

Armelder 2.pngDépassant le déjà vu qui propose le seul ravissement des images admises, Armleder joue à la fois du songe, du fantasme et de fantôme pour créer une autre présence plus « effractrice ». Contre les sirènes et les sphinges aux puissances rapaces d’un ravissement qui tient du sommeil. Il opte pour un vaste songe ironique qui éloigne des effets de similitude. Avec un tel créateur l’art ne cesse d’avancer loin des pétrifications. Si bien que tout dans son travail crée des effractions et des tremblements de lueurs.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

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