gruyeresuisse

13/05/2018

Jacques Cauda et Les petites reines

Cauda.jpgPour Jacques Cauda la valeur n’a pas attendu le nombre des années. La vigueur non plus. Dès l’âge de cinq ans il fait d’une de ses conscrites sa première sirène si reine. Le tour était pris. Celui de France. Et l’artiste et écrivain n’ignorait rien de Koblet ou de Gimondi. Il est vrai que par déformation intellectuelle ou affective il cultive un goût pour les grimpeurs.

L’auteur nous livre ici des extraits autobiographiques qui suivent un vieux Tour de France moins façon « Miroir Sprint » que « Courrier Picard ». Pour autant l’auteur ne se limite pas aux exploits des coureurs. A sa manière il propose le tour de celles qui se nomme France ou de tout autre prénom et quel qu’en soit la morphologie et la découpe de leur étape. Les seins ne sont pas toujours des promontoires et certains popotins s’incurvent tels des configurations abyssales. Mais qu’importe même les étapes de plaine sont pleines de délices et d’eau d’as par la grâce de femmes fontaines.

Cauda 2.jpgPour les lèvres de Cauda tout devient coupe - sombre ou non. L’auteur devient Phénix de ses hôtes et qu’importe leur bois. Tout est bon à l’ébranlement des tempêtes - et pas seulement sous un crâne. Le désir serpente non seulement par l’existence des lacets des cols mais par les lignes droites des corridors qui mènent à des chambres étroites. Cauda y monte en danseuse pas seulement des coryphées ou des fées. Aux saturnales d’été (et d’être) tout jambon est bon et le stoïcisme anachorète ne remplace jamais l’hédonisme jusqu’en queue. Et pas seulement de peloton.

Jean-Paul Gavard-Perret

Jacques Cauda, « Vita Nova », Editions Unicité, Saint Chéron, 2018, 106 p., 14 E..

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