gruyeresuisse

12/05/2018

Catherine Bolle maîtresse de cérémonie

Bolle.jpgCatherine Bolle, « Carte Blanche », Musée historique de Lausane, du 30 mai au 17 juin 2018.

Les grilles de lecture de l’imaginaire de Catherine Bolle sont multiples. Suivant les périodes et en différentes cadences elle crée une œuvre qu’on peut nommer baroque même si tout dans son approche demeure sous contrôle afin d’éviter les effets emphatiques et superfétatoires. L’artiste crée un haut langage débridé où l’aspect engagé n’est jamais au premier degré. Si bien qu’il existe presque un chiasme entre ce que l‘artiste pense et ce qu’elle crée ou transforme.

Bolle 3.jpgMais son œuvre y a gagné. Il y a du Marx, du Debord et du Rimbaud chez celle qui croit non sans raison que son art peut changer la vie. La pensée et la réflexion passent par la poésie des formes toujours fortes et qui s’aventurent dans divers domaines et genres. Catherine Bolle ne se réfère à aucun modèle. Tout ce qu’elle emprunte elle le créolise si bien qu’elle devient une négresse blanche vaudoise. Elle invente ses grammaires, ses syntaxes à l’identité poétique complexe en un investissement total.

Bolle 2.jpgRares sont les œuvres de telles exigences. L’artiste reste un modèle absolu - aussi bien dans le grandiose architectural que dans de petites pièces. Sans le savoir,  elle est à l’origine de ce blog. Elle en reste l’implicite marraine. D'autant que chaque fois qu’un doute est permis sur l’art il suffit de se référer aux travaux d’une telle créatrice. Sa « carte blanche » en donne un exemple parfait.

Jean-Paul Gavard-Perret

Commentaires

Excellent article et belles photos Voici une information qui va me délocaliser vers Lausane pour y voir les nouvelles réalisations de Catherine Bolle.
Merci Jean-Paul Gavard-Perret

Écrit par : eOle | 15/05/2018

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