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11/05/2018

Thomas Hauri : nexus

Hauri 3.jpg« Thomas Hauri », Ines Goldbach, Kunsthaus, Bâle

En un livre a priori sans titre ni nom d’éditeur (avant de le découvrir caché en son centre…) Thomas Hauri témoigne de tous ses mystères et ses interrogations. Le tout selon un triptyque où son interview tient une place de choix au milieu de ses œuvres. L’artiste prouve et explique comment il s’intéresse à l’architecture et ses pouvoirs. Entre autres avec son immense série « Prora » dans laquelle des différences et prouesses techniques apparaissent eu égard à l’ampleur du sujet.

Hauri.pngL’artiste crée toujours un jeu subtil et profond entre les images et leurs « peintures » en un travail in process qui implique parfois des révisions et des retours. Le tout est souvent dans la recherche d’une sorte de transparence que l’artiste préfère nommer connaissance et liberté. Les parois ne peuvent être traversées par les « passes muraille » : le détour est toujours obligé.

Hauri 2.jpgCette obligation entraine forcément le regardeur à une « promenade architecturale » qui entraine un retour non seulement sur certaines pièces exposées mais sur le visiteur lui-même en différents nœuds d’espaces et de passages pour tenter d’en trouver l’impossible centre là où c’est autant le lieu qui peint les œuvres que les œuvres endiguent l’espace dans divers effets de biffures opaques ou de translucidités.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

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