gruyeresuisse

08/05/2018

La Nouvelle Orléans d’Akasha Rabut : femmes entre elles

Rabut.jpgSe promenant dans le « French Quarter » - le quartier touristique de la Nouvelle Orléans - comme dans sa banlieue, Akasha Rabut s’intéresse moins aux paysages qu’aux portraits de celles qu’elle prend un plaisir évident à saisir après avoir créé avec ses modèles - qu’elle nomme ironiquement « des mouches sur un mur » - divers liens affectifs.

Rabut 2.pngLa photographe a trouvé dans le Sud des USA des relations qu’elle ignorait en Californie et à Hawaii d’où elle est issue. Il est vrai que la Louisiane est un des états les plus «colorés » du pays. Mais l’artiste ne s’est pas contentée de photographier de « black magic Women » : elle a partagé des instants de leur vie. Celle qui commença à photographier à l’âge de 14 ans et qui a saisi entre autre naguère la scène punk américaine,  se rapproche ici du monde tel qu’il est même si elle est toujours intéressée par un univers quelque peu marginal tant elle est attirée par les comportements hors des sentiers battus.

Rabut 3.jpgElle a retrouvé à la Nouvelle Orléans des racines mais aussi des catégories sociales ignorées comme les femmes motocyclistes par exemple. Elle a entretenu avec l’une d’entre elles au nom emblématique - True (Vraie) - une relation plus poussée lors de randonnées à moto ou à cheval jusqu’à leur retour à « l’étable » (dit-elle). C’est pourquoi ses photos les plus intimes n’ont rien de photos volées. Et ce, quelle que soit l’âge de ses modèle, avec comme but l’espoir de toujours en savoir plus sur elles au milieu de dérives motoristes comme en diverses fêtes tel que le « Mardi Gras indien ». Avec une telle artiste la confiance est toujours au rendez-vous et cela se voit.


Jean-Paul Gavard-Perret

 

Les commentaires sont fermés.