gruyeresuisse

04/04/2018

Parker Day : icônes au bord de la crise de nerfs

Parker day bon.jpgParker Day ne fait pas dans la finesse même lorsque ses égéries portent des robes de fête qui ressemblent à des déguisements carnavalesques. Aux brindilles de la mode font place des Fifi Brindacier. Mais les divers masques clownesques soulignent des identités transversales. Elles font passer le réel avant la réalité, soulignent l’objet introuvable d’un désir affiché qui troue la pensée dans la marée des grimages.

 

 

Parker Day 2.jpg

 

La photographe par ce biais parle toujours sinon d’amour au moins du plaisir. Celui de la transgression d’abord. Mais pas seulement. Chaque prise est un bond sans cesse renouvelé au fond de personnages que l’artiste contacte (souvent sur Instagram) et rencontre pour ses séances de prises de vue.

 

 

 

Parker Day bon 2.jpgLes volontaires de tous les sexes ne cherchent pas à se dérober à l’attraction qu’ils peuvent suggérer. A l’inverse ils la provoquent. Mais leur coup du charme est on ne peut plus hétérodoxe. Il n’a rien à voir avec celui que chantait Elvis Presley chez RCA dans les années 60. La sidération remplace l’évidence et déverrouille l’espace soudain beaucoup plus large que le corps lui-même. La femme était statue : elle devient sirène bleutée. L’homme - transversal ou non - idem.

Jean-Paul Gavard-Perrer

 

 

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