gruyeresuisse

25/03/2018

Linda Bachammar Clerget et le sens du rite

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Par ses autoportraits Linda Bachammar Clerget crée une image diffractée de la figure féminine. A la fois elle la « réinterprète » en reprenant à sa main des figurations qui rappellent des postures classiques dans la peinture tout en adressant des clins d’œil à Cindy Sherman, Bettina Rheims mais selon une figuration personnelle en un cérémonial grave, insidieusement grinçant et ironique.

 

 

 

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Certes la créatrice illustre un thème traditionnel (a priori) : celui des Pénélope et des "saintes" de tous les temps et de toutes les cultures. Mais d’une certaine manière la photographe apprivoise la solitude par divers types de variations en créant son propre grain de sel voire son piment.

 

 

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Ces fenêtres sur l’intime - à la fois renforcées par l'autoportrait mais distanciées par les mises en scène -  créent une poésie aussi drôle que grave. L’espace balisé de la solitude féminine est  recomposé selon diverses postulations. La nature des femmes se reconstruit de manière plus "assermentable" que celle offerte par les artistes hommes. Souvent en les sublimant de manière passive, ils leur accordaient une aura qui n’était pas la bonne. Linda Bachammar Clerget remet la femme en une perspective plus vivante en se jouant des "vieilles" images.

Jean-Paul Gavard-Perret

https://www.linda-bachammar-art.com/

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