gruyeresuisse

04/03/2018

Claudia Masciave l’intranquille

Masciave.jpgClaudia Masciave feint la légèreté et un certain bonheur de vivre. Mais règne dans ses photographies une inquiétante étrangeté. Sous l’apparence chaque prise du dehors devient un paysage intérieur. La vue limpide du réel se transforme en lieux de la question de l’être. Et de son spleen plus que de son idéal.

Masciave 2.jpgL’énigme - plus anxieuse que sereine, - est ontologique. Si bien que la photographie devient métaphysique. Sous l’illusion de la représentation l’image se charge d’un nouveau sens. C’est le règne et le surgissement de l’intranquillité de la condition humaine. Elle devient mendiante de l’amour entre un « appel » et un « Anne ne vois-tu rien venir ? »

Masciave 3.jpgIl ne s’agit pas de contempler l’étrangeté du monde mais de ce « moi » que Claudia Masciave laisse voir en voyeuse guetteuse. La femme y est scénarisée apparemment d’un point de vus phénoménologique. Mais la fable n’est pas loin. Existe une image dans l’image, elle devient métaphore. Mais n’a rien de romanesque. La photographie devient le lieu de la dialectique du montré et du caché, le jeu de l’intérieur et de l’extérieur.

Jean-Paul Gavard-Perret

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