gruyeresuisse

16/01/2018

Osamu Yokonami : histoires d’eau. Ou presque

Mizugi 3.jpgRenversant la vision des femmes Osamu Yokonami en module la présence. Rebelle aux belles de cas d’X, il ne souscrit pas à la religion communicationnelle en usage. La femme n’est plus aliénée à l’exhibition. Vues de dos - leurs postérieurs parfois maculés de boue ou de sable , ses naïades en uniforme se livrent à un jeu chorale. Il laisse le regardeur perplexe au sein de ce qui reste des hypothèses vagues.

Mizugi 2.jpgLes baigneuses habillées – ou dévêtues – à l’identique, jouent sans se préoccuper de leur image. Nul ne sait si leur cœur bat et pas question de tirer une quelconque psychologie de telles prises. L’essence (des femmes) et le sens (du travail) demeurent un mystère qui ne peut se déflorer.

Mizugi.jpgTout ce qui peut s’en dire est qu’il paraît léger. Osamu Yokonami se contente d’effleurer la surface plutôt que de sombrer dans les profondeurs abyssales de la mécanique des corps. L’artiste ne veut que continuer de s’émouvoir de la qualité inénarrable des corps à la frontière d’histoires d’eau.

Jean-Paul Gavard-Perret

Osamu Yokonami, « Mizugi », coll. "Seasons Series", Libraryman Editions, 35 E.

 

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