gruyeresuisse

14/10/2017

Marc Lagrange et les coups du charme

lagrange2.jpgMarc Lagrange reste deux ans après sa mort le peintre des cérémonies secrètes en des jeux de miroirs, de luxe et de volupté dans un esprit surréaliste où se rejoignent parfois une once de sadisme ou de masochisme doux et spectral à travers des scénographies sophistiquées.

Les élégantes s’amusent mais avec un air mélancolique issu d’un certain « après » de l’amour ou de ce qui lui a ressemblé. Surgissent, de manière complexe, différents jeux de soumission ou de séduction entre personnages, objets, situation, décor, habits, nudité.

lagrange.jpgUne étrange narration suit son cours par de telles scénographies. Ce qui est retiré à l’organique permet non de l’effacer mais d’en préserver plus que la parure : l’essentialité. Le regardeur est forcément focalisé sur les portions de corps, de vies. Dépouillé de tout superflu mais riche de ses atours le corps flotte et s’envole : il suggère l’éros et la chair avec l’intensité de la suggestion loin des schèmes admis et afin de théâtraliser des destins composites.

Jean-Paul Gavard-Perret

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