gruyeresuisse

15/09/2017

Steve Hiett : voyeurs sous influence

Hiett 3.jpgL’artiste de mode Steve Hiett crée parallèlement à ses commandes des travaux personnels au Polaroid. Ils sont les prémices aux scènes qu’il imagine pour ses images « officielles ». Sous formes d’assemblages se créent des compositions narratives drôles et insolites. Le glamour devient plus ludique là où les flashs éblouissants saturent de lumière des clichés aux cadres plus ou moins excentrés.

Hiett.jpgLe collage et la juxtaposition de tels travaux préparatoires sont des œuvres en elles-mêmes: le dynamisme et la spontanéité donnent existence à des séquences décalées. Fasciné par ses modèles hyper-sexy le photographe semble les saisir en des situations presque volées. Mais tout est scénarisé et l’escouade des égéries jouent de l’inquiétude, de la surprise comme de l’érotisme. Si bien que le plaisir visuel prend divers détours ou pistes.

Hiett 2.jpgLe photographe feint des approches intimistes parallèles à ses images sur papier glacé. Mais en ces préliminaires l’énergie se bande. La symphonie des couleurs et des formes créent une rythmique érotique faite de jeux de textiles, de maquillages d’objets et de situation selon des pré-requis. Sans le photographe le voyeur en serait exclu. Et ce serait dommage de perdre les prolégomènes à de tels récits.

Jean-Paul Gavard-Perret.

Steve Hiett, « Polaroids », Galerie Madé, Paris14 septembre au 20 octobre 2017. Photographies sur Yellow Corner (Suisse)

Écrire un commentaire