gruyeresuisse

11/09/2017

Thea for two

Thea Geldi.jpg

Le genre n’est pas toujours ce que l’on pense ou celui qui est admis et officialisé. Avec Thea Geldi Il sort de sa coquille en changeant d’armure. Loin de son repli s'ouvrent tous les champs. Il peut l'ange, la bête mais surtout l’art. Donc la vie. L’anglaise fait naviguer du paroxysme de l’idéal à celui de l’abîme. Elle prouve la paradoxale énergie d’une visée rédemptrice.

 

 

 

 

Thea Geldi 2.jpgLa photographie devient graphique en faisant parler bien plus que les fantasmes. La maison de l’être ne s'orne pas idéalité soumise : elle est décryptée au-delà de l’infirmité imposée. Preuve que chacun de nous ne répond pas forcément à une image présupposée. Thea Geldi le rappelle et l’illustre. Si bien que ses modèles ne se débattent plus dans la nuit et le brouillage sexuels. Ils l’assument. Et non sans ambiguïté. Mais l’artiste par le maquillage apprend à préférer l’impure innocence de soi à la caserne de la prétendue identité

Jean-Paul Gavard-Perret

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