gruyeresuisse

24/07/2017

Maria Foskolaki : fragments d’éros

Focko 3.jpgDans une volumétrie de la lumière et une coloration de l’air, Maria Foskolaki crée de nouveaux gréements pour l’œil. Reprenant l’engouement pour la mythologie de sa terre (la Grèce) l’artiste cherche une nouvelle solution picturale afin d’accorder à la figuration de l’éros un traitement de soie.

La créatrice détourne les surfaces, crée des jeux de transparence jusqu’à ce que la peinture touche à l’indicible dans l’écho des pièges que l’amour tend mais afin que nous soyons à même d’entrer dans son illusion avec suavité et intelligence. Tout est clair : même les arêtes et les ombres. Surtout les ombres comme dissoutes par l’élan de lumière.

Fosko 2.jpgExiste un exercice de la douceur dans la façon dont Maria Foskolaki traite le motif. Entre abstraction et figuration, l’art est aussi rupestre que de notre temps. S’ouvre de nouveau un voyage sous la baguette de la créatrice. Elle désoriente le chemin à suivre, crée le trouble des genres, trafique ce qui les distingue. En accolant le trait et le pigment elle redistribue la notion de frontière par tout ce qu’elle ouvre sans besoin d’aucune porte si ce n’est celle de sa peinture qui ne cesse d’avancer et d’explorer les arcanes des temps et de l’être.

Jean-Paul Gavard-Perret

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