gruyeresuisse

28/06/2017

Dissolving views : Maxime Ballesteros


Ballesteros.jpgMaxime Ballesteros, "Les Absents", (français, anglais), Hatje Cantz, Berlin, 2017, 236 p., 35 E..

Maxime Ballesteros propose les dissolutions du réel et de tout ce qui fait le « bon » sens de la morale et de l’art avec humour voire dérision parfois cruelle. « Les Absents » ici n’ont pas toujours tord et l’objectif reste de savoir où ils se cachent, ce qu'ils jouent qui et pourquoi. L’artiste vise à la fois à rassembler et défaire un monde en des précis de décomposition. La chaîne visuelle est obtenue par une atomisation des stéréotypes et leurs renversements.

Les séries de "paysages" intérieurs ou extérieurs ressemblent à une éternelle vadrouille pour l'épuisement potentiel de schémas en ce qui tient d'un acte de résistance implicite. La photographie devient l’image la plus simple et la plus mystérieuse qui soit au moment où l’artiste propose une forme de subjectivité. Elle n’exclut pas l’émotion au passage mais ouvre surtout à diverses disjonctions et quelques coïncidences.

Ballesteros 2.jpgLa vie et la photographie deviennent ininterrompues, concomitantes. Non pour une promenade mais une errance. Dans des corpus morcelés et lacunaires la trace d’un corps noir oppose sa densité diaphane au lait opaque d'un bain de jouvence. Une femme joue la christique fille de l'air devant un peintre qui se prend pour Dali. Prisonnière de sa baignoire une autre égérie n'a que ses jambes pour pleurer. Mais l'ensemble crée de superbes bains de jouvence.

Jean-Paul Gavard-Perret

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