gruyeresuisse

24/06/2017

Toutous pas snobs : Marty Goldstein

Goldstein 3.jpgMarty Goldstein n’obéit pas forcément aux toutous mais il en exhausse le règne en des bronzes jouissifs. A la rudesse du monde, le Californien préfère l’attention aux vies de chiens. Il faut dire qu’ils sont moins bêtes qu’humains. Sans dire des uns ou des autres qui en sortira grandit.

Sous le climat de l’Ouest américain, l’artiste sculpte ses toutous stupéfiants, se met à leur remorque, leur élan afin de nous propulser sous le charme enjoué de leurs physiques dodus ou altiers, pansus ou efflanqués. De manière insidieuse et pleine de tact il pousse la débauche et la transgression. Goldstein.jpgChaque toutou vit à sa guise : mais leurs pulsions restent de bonne facture. Le toutou - contrairement à l’homme - n’est pas guidé par son sexe. On peut même dire qu’il n’en a cure. A l’inverse du Gai-Luron de Gotlieb et des loups-bars de Crumb, les bas ventres des larrons de Goldstein ne sont pas gonflés d’amalgames douteux. Chaque chien semble savoir que ça existe mais c’est toutou. La modération semble bien de son côté.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

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