gruyeresuisse

15/06/2017

Gregory Bojorquez : du soleil dans l’eau froide

Borjorquez.jpgLes photos argentiques de Gregory Bojorquez offre un panorama d’un Los Angeles - sa ville natale - populaire. Le tableau de la cité est éloigné des fragrances hollywoodiennes. Se substitue une vision plus profonde, lucide mais poétique. Elle ouvre d’étranges fenêtres où rouillent les épices d’une émotion médiatisée selon un envers de la société du spectacle.

Borjorquez 2.jpgL’image devient la pieuvre douce des corps et le poulpe de lueurs solaires. Des lions et des lionnes dorment ou se reposent. Au sol ou en suspens. Ils ne font rien. Juste parfois une ascension fainéante. D’autres ressemblent à des éléphants humains dont une souris tente la trompe, la grignote (joie de la flibuste).

Borjorquez 3.jpgL’ouverture d’esprit est toujours là comme lorsque le créateur s’amuse à caviarder les situations par d’habiles décadrages. Chaque image est un terrier : comme un renard Bojorquez en sort les lapins pour une nouvelle découverte, un agrandissement particulier en un jeu de déphasages.

Jean-Paul Gavard-Perret

Gregory Bojorquez, « Frame Life », Galerie Bene Taschen, Cologne, du 7 juin au 29 septembre 2017.

Écrire un commentaire