gruyeresuisse

09/06/2017

Thomas Huber : les équilibres parfaits

Huber.jpgLe travail de Thomas Huber attire vers quelque chose qui est devant nous, qui est donc là mais en même temps qui semble fuir. L’impression majeure est que l’épreuve de la stabilité ne tient qu’à un fil. Des pièces se dessinent, ouvrent à une communication dimensionnelle qui confronte aux habitudes et convention du regard soumis à la perception d’un monde orthonormé. La ressemblance crée une plongée : l’effet pictural créateur d’une attente, d’un suspens. A ce désert des lieux l’artiste donne à la fois une vacuité et une endurance.

Demeure néanmoins une sensation d'un labyrinthe optique dans des horizons intérieurs dont les couleurs chaudes laissent aux yeux le temps d’explorer le territoire. Le traitement de la sensation est sous l’exclusivité du regard là où l’artiste ne perturbe jamais l’espace par d’autres histoires que l’espace lui-même en ses équilibres parfaits. Une jubilation travaille silencieusement. Huber possède une façon particulière de cueillir l’apparence et d’aimer l’espace. Il l’offre à la contemplation.

Jean-Paul Gavard-Perret


Thomas Huber à « Art unlimited 17 », Amsterdam. Skopia, Genève.

 

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