gruyeresuisse

04/06/2017

Katharine Cooper Femmes au bord de la crise de nerf

Kooper 2.jpgContrairement à son travail de photo-reportage (d’une qualité plastique rare), avec ses portrais de nu de Katharine Cooper s’amuse. Cequi n’enlève rien à la puissance de feu de ses images. Il existe encore bien des nuits blanches, des marges de clairs obscurs. Mais les corps ne se mêlent pas forcément en une lisière indécise qui se situe entre le réel et le rêve.

Kooper.jpgEn lieu et place d’une langueur ineffable, la femme reste contrainte soit à des absences, soit à des obligations quotidiennes. Les vagues sont parfois impudiques, parfois ironiques. Le corps demeure une flamme posée en buée.

 

 

Kooper 3.jpgTout ce qui tient écarté le voyeur, le mord néanmoins. Il est fixé à l’état de nègre blanc du fantasme ou si l’on préfère son esclave consentant. Katharine Cooper le porte à ce seuil. Quand à la noblesse de la nudité, elle étend son espace, mais en totale indifférence au regard porté sur elle.

Jean-Paul Gavard-Perret

Katharine Kooper, « Nudes ».

Commentaires

Vêtue d'un tablier,la première photo realiserait bien des fantasmes chez l'homme...

Écrit par : Anne Marie Carreira | 04/06/2017

Effectivement, je rejoins le commentaire d'avant d'Anne Marie, et avec un tablier, cela refléterai assez bien un bon nombre de fantasmes masculins.

Personnellement, je préfère la nudité cachée de la 3ème photo, plus subjective.

Écrit par : Julie | 05/06/2017

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