gruyeresuisse

31/05/2017

Le french kiss selon Marta Soul

Soul bon.jpgLe french kiss n’est pas forcément la machine de guerre de l’amour fou. Et Marta Soul en « profite » afin d’évoquer combien être c’est percevoir. Et ce dans le perdre voir de l’amour (le baiser s’accomplissant le plus souvent les yeux fermés) qui est soumis ici à une théâtralité ironique.

La photographe se « contente » de fixer ce seul instant de l’amour plus joué que vécu. Manière de se moquer du romantisme et de l’érotisme. Soul bon 2.jpgDu bouillon du baiser ne demeure que la certitude de l'incertitude, la vacance de la vacance. Le corps jaillit (plus ou moins) mais l’artiste le fixe de loin en ce qui tient d’une parade proche de la parodie ou du pastiche.

L’artiste plus que de créer le trouble contredit l’évidence souvent factice. Elle crée du chérissable facturé dans l’immobilité de statues. Reste un pur spectacle que l’image caresse en harmonies ironiques. Des divines idylles ne demeurent pas grand chose sinon un presque rien. Marta Soul s’en amuse.

Jean-Paul Gavard-Perret

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