gruyeresuisse

19/05/2017

Catherine Boss brouille les cartes

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A travers son travail Catherine Boss pose la question de ce que la peinture montre et dans quel véritable « spectacle » sa vision s’inclut. De telles prises fascinent par leur mélancolie impalpable, leur solitude extensive et lumineuse. Entre des arpents de lumière et des nimbes de couleurs pâles où le noir et le blanc gardent un rôle important là où la segmentation abstraction/figuration n’a plus de prise.

 

 

Boss 3.jpgChaque œuvre reste béante et fermée. L'inclinaison du temps y demeure imperceptible. Une simple courbe et l’ombre qui la souligne disent combien la créatrice ne se permet pas la moindre digression, le moindre geste fantôme. Créer revient à identifier quelque chose de subtil qu’il ne convient pas de détruire mais d’isoler, de retenir.

 

 

 

 

Boss 4.jpgL’ombre se distingue du référent par ce que Catherine Boss fait apparemment « perdre voir». Néanmoins par cet effet surgit une ostentation subtile, elle participe à la présence d’une sensualité latente. Certes le corps n’est plus directement présent : il a perdu : sa couleur, son épaisseur, sa tactilité. Pour autant Catherine Boss inclut paradoxalement un plus d’éros. Dans les effets d’ombre surgit ce que l’image en sa lumière ne pourrait montrer.

Jean-Paul Gavard-Perret

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