gruyeresuisse

03/05/2017

Dominique Robin : l’autre saveur du néant

  • Robin Bon.jpgLes photographies de Dominique Robin sont surprenantes. Elles trouvent leur point d’aboutissement en étant marouflées sur aluminium et généralement imprimées sur papier Hahnemuhle mat proche d'un papier aquarelle. Certaines des séries présentées sont également liées à des installations. Cette double équivalence transforme les images en de véritables « peintures » par effet de transfert et de temps. L’artiste remplace la beauté naturelle par une beauté plus sourde.

Robin BON 4.pngS'engage une réflexion sur la question de regard, du réel. Les éléments végétaux créent un insondable paysager par cette « cristallisation » particulière. Elle permet de décrypter ce qui n'était fait que pour être à peine regardé voir oublié. Existe là une matérialité poétique de tout ce qui subsiste d’un passé saisonnier. Elle "creuse" ou renvoie d'un autre côté du silence pour faire pénétrer les strates orphelines du végétal. Ce travail de reprise ramène autant à une culture de "terre perdue" qu’à une autre à saveur de néant.

Jean-Paul Gavard-Perret

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15:26 Publié dans Images, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0)

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