gruyeresuisse

27/03/2017

Gisèle Didi : préludes

Didi.jpgPlutôt que de cultiver la chimère, les femmes de Gisèle Didi sont telles quelles tout en acceptant les jeux que l’artiste leur impose. Elles séduisent. Ou inquiètent. Ne s’en laissent pas compter sans doute. Et ce même si la photographe fait abstraction des normes voire des convenances - juste ce qu’il faut toutefois - en ce qui tient de préludes à certaines aventures.

Didi 3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais les images restent (partiellement) elliptiques pour mieux troubler le regard. Tout est là de manière douce et jamais "sexhibitionniste". Didi 2.jpgLe corps féminin comme sa photographie reste de l’ordre de l’effleurement et de l'humour. Surgit la promesse d'un autre horizon et d'une dérive à la fois photographique et peut-être existentielle. Les images engendrent des ouvertures. Elles offrent un laps temporel au songe et ne le vident jamais de sa substance. Elles permettent de ranimer une présence que l’artiste dirige et dont il ne s’agit surtout pas de se dégager.

Jean-Paul Gavard-Perret

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