gruyeresuisse

01/03/2017

Franckie Vega & Amaury Grisel : sacralisation paradoxale de l’éros

 

Bondage.jpgFranckie Vega & Amaury Grisel, "L'Aquarium", photographies, Galerie Humus, Lausanne, du vendredi 3 mars au samedi 18 mars dans le cadre de « La fête du slip » de Lausanne.

Bondage3.pngPlutôt que de quitter l’art, avec le bondage, il s'agit d'imaginer des images de feu, de signes, des formes, d’effigies issues de bien des genèses et des chaos. Franckie Vega & Amaury Grisel créent ainsi des imageries mystérieuses et archaïques.  Venues à l'origine d'une imagerie extrême-orientale, elles « parlent » le conscient et l'inconscient non plus "envoutés" mais paradoxalement soudain libres selon des basculements et des mondes intermédiaires. Cet univers en suspension peut surprendre un œil non averti.

Bondage 2.pngBeauté, spiritualité, simplicité, merveilleux, violence, fragilité, impermanence du monde et de l'humain se créent  dans des équilibres qui s’opposent aux mouvements incessants et permanents du réel. Un tel art recentre le monde et le moi par référence aux axes du monde et à l'obsession des sociétés tribales et archaïques du mandala, des quatre directions et du centre. Lieu où l'on voyage et communique avec les esprits des ancêtres et les mondes souterrains et célestes.
Déséquilibre, zone de fracture et rupture permettent la transe et la métamorphose loin de la utilité évanescente contemporaine tragi-comique et mortifère. Face aux structures sociales qui enferment les individus dans des rêves stupides et médiocres, le bondage paradoxalement donne au corps sous effet de contrainte un jaillissement de la libido et une liberté.

Jean-Paul Gavard-Perret

Les commentaires sont fermés.