gruyeresuisse

15/02/2017

Klara Ianova et le corps des femmes

Ianova.pngIl existe dans les œuvres de Klara Ianova une tension entre les formes biomorphiques et l'orthogonalité du format. Le tracé peint courbe l'espace. Comme si chaque tableau devait à chaque fois être à nouveau le ring où s'affrontent la géométrie du code (le cadre, le format, la surface) et la distorsion sinueuse du corps. Invisible autrement il ne saurait figurer que par cette courbure distordue dans l'ordonnancement symbolique des abscisses et des ordonnées.

 

Ianova 4.jpg

 

 

Parfois un tremblé vaporeux fait nimbe autour de la sévérité du tracé. Le cerne des formes vacille mais tient. Parfois le corps se creuse, se projette vers nous de manière grave, discrètement érotique ou ironique. Le plus près impulse. Ianova 2.pngQuelque part entre la tentation du toucher (réel) et la résistance à ce toucher (l’interdit), dans une sorte d’asymptote méticuleuse de fragments de volupté à peine suggérée. Le relevé fait sublimation, l’amour du corps des femmes s’y inscrit sans falbala.

Jean-Paul Gavard-Perret

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