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13/01/2017

Le blanc et le noir - Kathrin Kunz

Kunz.pngKathrin Kunz, « Nouveaux travaux », Galerie Gisèle Linder, Bâle, du 21 janvier au 11 mars2017.

Dans tous les degrés de noir et de blanc Kathrin Kunz reprend le monde à partir de motifs photographiés qu’elle réinvente à travers un long processus de création. Il tient autant du faire que de la méditation par incorporation de poussière de graphite. Ses nouveaux travaux sur papier au format « paysage » se segmentent de ligne horizontales, verticales ou en diagonales au sein d’une sorte de mouvement imperceptible.

Kunz 2.jpgUne limite entre la terre et la mer, le ciel et la terre demeure nette et les jeux de dégradation créent une profondeur. Elle est moins celle dite « de champ » que de bascule. Les séries (grandes ou petites) créent des jeux d’abîme où la vue se perd d’autant que la présence des lignes crée une géométrie de l’espace qui désoriente.
Tout un principe d’effacement désaffecte la vision de ses repères. Les « bas-fonds » sont des espaces immenses. L’inverse est vrai aussi. Rien n’est assuré dans la continuité de l’espace. Et si l’univers ne se connaît pas lui-même il est ici connaissable par personne.

Jean-Paul Gavard-Perret

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