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27/12/2016

Rimel Neffati : cherchons ailleurs l’objet qui nous suffit


Neffati 2.jpgRimel Neffati crée un univers onirique où l’éros jouxte la « vanité » (en tant que genre). Elle révèle parfois une forme de comique discret de l’épouvante déclinée sur le même registre, la clownerie des tabous. Seule la pudeur évanescente ou quasi burlesque dévoile le secret du corps féminin que les hommes amnésient à leur guise.

 

Neffati 3.jpgL’artiste donne des coups sans pour autant afficher une posture militante. Sa révolte est plus profonde. Il s’agit de retrouver une paix souveraine où la femme n’est plus prise pas n’importe qui et pour n’importe quoi.

 

 

 

Neffati.jpgEn conséquence Rimel Neffati ne cesse d’affirmer une liberté souveraine. Le tout en une subtile élégance face aux tabous et la masse pullulante des blessures faites au féminin. Le seul viol revendiqué par la photographe est celui de la pensée. Contre un ascétisme moral qui rejette l’intimité, l’artiste ose un art particulier : il se pare de coquetterie pour laisser apparaître ce qui tenu comme « inconnu », clandestin, absorbé, épongé.

Jean-Paul Gavard-Perret

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