gruyeresuisse

30/11/2016

Les écrins à hantises d'Anfisa Dym


anfisa 1.pngPour Anfisa Dym la photographie devient le moyen de faire glisser la femme de l'ombre à la lumière. Elle approfondit le concept de féminité hors du charmant, du décoratif par des jeux formels de détournements. Ils donnent à la femme tout l’espace en faisant le vide autour d'elle.

Anfisa bon.jpgLe genre apparemment cadré du portrait est transformé en sauts, décalages et morcellements. Les femmes y « involuent », s’amusent, bottent le zig dans le zag. Mais rien ne sera totalement « donné » à l’image. Et cela au nom d’une saisie qui coupe la chique à un réalisme trop tenace.
anfisa 3.jpgLa femme semble vivre libre dans un temps pur. Elle est sauvée des eaux saumâtres de certains photographes et du regard ambigu qu’ils portant sur la féminité. Le corps parle soudain une langue libre, poétique parfois et parfois ironique. Reste l'existence dépouillée, l’éloge de son secret. Il permet l'espérance ou plutôt la présence afin d’entrer en résistance face à une image souvent instrumentalisée du corps féminin.

Jean-Paul Gavard-Perret

Exposition Anfisa Dym, Corridor Elephant, Paris, novembre-décembre 2016.

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